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Connor Hellebuyck vole la médaille d'or au Canada

  • Photo du rédacteur: Maxime Cyr
    Maxime Cyr
  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture
Crédit photo : CBC
Crédit photo : CBC

Les États-Unis auront finalement obtenu leur revanche de la confrontation des 4 nations en remportant la médaille d'or olympique aux jeux de Milano-Cortina, en vertu d'une victoire de 2 à 1 en prolongation, contre une équipe canadienne qui aura tout fait sauf gagner.


Connor Hellebuyck, impérial

Dans un match aussi serré, c'est vraiment le gardien de but des États-Unis, Connor Hellebuyck, qui a été le grand artisan de la victoire américaine. Tout le long du match, le cerbère a été exceptionnel avec au moins une dizaine d'arrêts clés qui auraient pu finir au fond du filet. Binnington n'a pas été mauvais non plus, quoique beaucoup moins sollicité. Il a effectué son meilleur arrêt du match sur Quinn Hughes, en prolongation, quelques secondes avant d'être battu par son frère, Jack. Revenons à Connor Hellebuyck, celui qui traîne une réputation de gardien qui s'écroule dans les moments importants depuis le début de sa carrière, a effectué 41 arrêts dans un match dominé à 90% par les hommes de Jon Cooper. Son arrêt du bâton sur Devon Toews a certainement été l'un des plus gros arrêts du tournoi, voire même de l'histoire des matchs de la médaille d'or.


Une quantité innombrable d'occasions ratées

Au-delà de la performance exemplaire du gardien de Jets de Winnipeg, il faut mentionner que le Canada doit tout de même se regarder dans le miroir. Les représentants de l'unifolié ont raté des chances de marquer à profusion durant l'ensemble des 61 minutes de jeu. Macklin Celebrini et Nathan Mackinnon seront certainement ceux qui dormiront le plus difficilement cette nuit. La jeune sensation des Sharks de San Jose a raté au moins une demi-douzaine de chances de marquer à même l'enclave, alors que Mackinnon, quant à lui, a raté un filet ouvert, une situation dans laquelle l'attaquant vedette de l'Avalanche du Colorado marque 9 fois sur 10. Ce sont ces occasions ratées qui auront eu raison de l'équipe canadienne, qui doit se contenter de la médaille d'argent, la médaille que personne ne veut remporter.

Un résultat crève-cœur

Après le match, les visages étaient longs sur la glace, alors que les joueurs canadiens attendaient leur médaille d'argent. Fort à parier que ceux-ci auraient préféré quitter la glace. Des plus difficiles à regarder, Macklin Celebrini, qui s'en voulait certainement d'avoir raté autant de chances de marquer. Nathan Mackinnon, qui semblait complètement dévasté de ce revers, lui qui a raté l'une des plus grandes chances du match en 3e période. Mais le plus difficile à regarder était certainement le visage de Sidney Crosby, le capitaine, le cœur et l'âme des hommes de Jon Cooper. Tous les partisans de hockey du monde, excepté peut-être les partisans américains, espéraient voir la fin de la carrière olympique du capitaine des Penguins de Pittsburgh se terminer avec une 3e médaille d'or en autant de jeux. Bien que clairement déçu, Crosby a quand même fait preuve d'énormément de classe, donnant crédit à son équipe, mais aussi à l'équipe américaine qui a été opportuniste.


Crédit aux américains

Malgré une domination complète des hommes de Jon Cooper, ceux de Mike Sullivan se sont accrochés durant l'ensemble du match. Ils ont eu beaucoup moins de chances que leurs adversaires, certes, mais ils ont tout de même été menaçants dans le territoire canadien lors de leurs quelques rares sorties en 2e et 3e engagement. Il faut aussi mentionner l'excellent tournoi des frères Hughes et le match incroyable en défensive de Jack Eichel, qui a bloqué plus d'une dizaine de passes en zone dangereuse durant l'ensemble du match, en plus d'effectuer des replis défensifs exceptionnels durant l'ensemble du match. Jaccob Slavin et Brock Faber ont été magistraux défensivement, bloquant des quantités phénoménales de lancers dans les zones dangereuses, on en parle que peu, mais les défenseurs défensifs des Américains ont été des rouages importants de leur succès dans ce tournoi. Finalement, il faut mentionner que le fait de voir Werenski, Matthews et Tkachuk faire le tour de la patinoire avec le chandail de Johnny Gaudreau était un moment des plus touchants, surtout que l'action était posée avec symbolisme puissant, devant les parents de la vedette des Blue Jackets de Columbus, décédée le 29 août 2024.


La table est mise pour 2030

Les deux formations comptent sur un bassin de jeune joueur impressionnant et il ne faudrait pas se surprendre de les voir encore croiser le fer en finale lors des jeux de Paris, en 2030. Évidemment, le portrait de l'équipe canadienne devrait grandement changer, alors que les Crosby, Marchand, Doughty et Stone de ce monde devraient laisser leur place aux Bedard, Johnston, Schaefer et Sennecke qui seront prêts à venger l'échec de cette année. Du côté des Américains, on devrait voir un peu plus de visages similaires, alors que le noyau de l'équipe est plutôt jeune. Les frères Hughes, Matt Boldy, Dylan Larkin, Auston Matthews et Jake Sanderson, ne sont que quelques noms qui reviendront certainement au sein de l'alignement américain, dans 4 ans.


Une chose est certaine, les partisans de hockey ont gagné beaucoup avec les retours des joueurs de la LNH au sein des formations olympiques. Du hockey meilleur contre meilleur est certainement le spectacle le plus fabuleux qu'un amateur de ce sport peut vivre. Peu importe le gagnant, il faut se le dire, on a connu un tournoi olympique exceptionnel et rempli de moments incroyables. Le temps passe vite, certes, mais les 4 prochaines années ne passeront pas assez rapidement...


Maxime Cyr



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