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Le Canada est encore inquiétant

  • Photo du rédacteur: Etienne Dumas
    Etienne Dumas
  • 27 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Crédit : IIHF
Crédit : IIHF

À chaque année, les joueurs nous disent qu’ils ne prennent aucune équipe à la légère et qu’ils mettent le même niveau d’effort dans chacun des matchs. Forcé de constater que c’est faux. Pour la deuxième fois en un an, le Canada a eu toute la misère du monde contre la Lettonie, mais cette fois-ci, ils les ont vaincus 2 à 1 en prolongation.


Ça aura pris une passe parfaite de Gavin McKenna pour permettre à Michael Hage de marquer et donner une victoire soulageante, mais inquiétante au Canada. Soulignons la performance de 36 arrêts du gardien letton Nils Maurins, même s’il faut avouer que les tirs atterrissaient plus souvent qu’autrement dans son plastron. En fait, soulignons la performance collective de la Lettonie. Pour une deuxième année consécutive, l’équipe était première sur les rondelles, efficace en échec avant, en structure défensive et bloquait beaucoup de lancers.


Maintenant que les fleurs ont été lancées à la Lettonie, attaquons l’éléphant dans la pièce. Est-ce normal qu’une équipe composée de 17 choix de premier tour de la LNH ait autant de difficulté à battre une équipe qui contient plusieurs joueurs qui jouent dans le junior B (NAHL) et dans le junior A? Non. Mais ça prouve une chose : le travail prime sur le talent. C'est encourageant de voir que le hockey s'améliore au niveau international, mais cette impression est aussi faussé par ce genre de match où un pays ne semble pas vouloir gagner. Comme Olivia Rodrigo le dit si bien dans l’une de ses chansons, on a eu une sensation de déjà-vu ce soir en regardant le Canada jouer en périphérie sans grand effort. Si l’an dernier le blâme a été attribué aux sélecteurs de Hockey Canada et à Dave Cameron, difficile de faire le même constat cette fois-ci. L’équipe est très talentueuse et surtout, elle est dirigée par la crème de la crème des entraîneurs juniors canadiens : Dale Hunter et Gardiner MacDougall.


Où est passée la passion?


Cette équipe ne manque pas de talent, mais plutôt de passion. On dirait qu’une génération de joueurs n’a plus la même flamme quand vient le temps de défendre la feuille d’érable. C’est un constat très sévère et peut-être précoce, mais c’est la troisième année de suite que la formation nous offre des performances plus que décevantes. Heureusement le tournoi n'est pas finit !


Davantage de Québécois n’aiderait pas cette équipe. Un Justin Poirier ou un Justin Carbonneau n’aurait pas changé l’allure du match. Alors inutile de partager votre mécontentement quant au manque de Québécois lorsque le sujet de ce match est abordé. C’est la mentalité qui doit changer. Les jeux mous, les passes à l’aveuglette, la périphérie et les tentatives de Michigan, ça doit s’arrêter. C’est le temps de passer à la deuxième vitesse et de rappeler au monde entier quel pays produit les meilleurs joueurs de hockey.


La bonne nouvelle, c’est que le Canada a le temps de s’ajuster et d’éviter un autre désastre comme en 2024 et 2025. Avec Dale Hunter derrière le banc, il serait surprenant de voir une deuxième contre-performance de suite. Le Canada affrontera le Danemark mardi soir à 20 h 30.

 
 
 

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