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Une conquête historique

  • Photo du rédacteur: Etienne Dumas
    Etienne Dumas
  • il y a 3 minutes
  • 3 min de lecture

Crédit : Floralie Bournival
Crédit : Floralie Bournival

Après 32 ans d’attente les Saguenéens ont brisé la disette pour remporter le troisième championnat de la concession dans ce qui sera une soirée qui restera gravée à jamais dans l’histoire de la LHJMQ.


Il y a 32 ans, un Big Mac coûtait 2,60$, l’essence était à moins de 60 cents du litre, le salaire minimum à 5,85$/heure et les maisons pouvaient se vendre sous les 100 000 dollars. En 1994, Yanick Jean évoluait comme joueur chez les Sags, la LHJMQ n’avait que 13 formations, dont six d'entre-elles ont maintenant déménagé. 32 ans d’attente c’est long, le monde a changé, le temps à passé, mais la passion du hockey du Saguenay elle n’a pas diminué. Parlez-en au 4820 partisans présents sur place hier, il n’y avait pas un seul siège de libre et les allées étaient obstruées par la quantité monstrueuse de partisans debout. C’était impossible de se trouver un billet en revente hier avant le match, personne ne voulait manquer l’occasion de voir leur équipe favorite enfin soulever le gros trophée. L’organisation avait même installé un écran géant à l’extérieur pour les partisans n’ayant pas pu entré. Le CGV a beaucoup d’histoire, mais rarement il n’a été aussi bruyant qu’en ce 17 mai 2026. Avant même le début du match, les milliers de partisans étaient debout à faire tourner leur serviette blanche au-dessus de leur tête pendant que des machines dispersées aux quatre coins de l’aréna crachaient des flammes.  


Gagner la coupe à la maison est difficile. Les Saguenéens sont devenus hier la quatrième équipe à le faire lors des 10 dernières conquêtes. Il y a quelque chose de magique dans ce genre de moment. Soulevé la coupe sur la route reste bien évidemment historique, mais le faire devant ses partisans apporte quelque chose de plus. Personne n’a quitté l'amphithéâtre après la rencontre. Tous avaient les yeux rivés sur le capitaine Emmanuel Vermette. Cinq ans après sa première rencontre avec les Saguenéens, le jeune homme de 21 ans a à peine eu le temps de toucher le trophée Gilles-Courteau avant de se faire ensevelir par ses coéquipiers. 


L'organisation n'a pas voulu faire les festivités à moitié. Pendant que les joueurs s'arrosaient de champagne dans le vestiaire, les partisans ont été invités à l'extérieur pour un spectacle de feux d'artifices.


Vive déception

Chez les Wildcats, la déception se faisait sentir. Le gardien Rudy Guimond est resté longtemps étendu sur la patinoire, sachant qu’il venait de jouer son dernier match dans cette uniforme. Même chose pour Caleb Desnoyers. Le quatrième choix du dernier repêchage de la LNH aurait pu quitter vers la NCAA après la conquête de l’an dernier, mais il a fait le choix de revenir à Moncton pour porter le C et tenter de guider son équipe vers un deuxième championnat consécutif. Ce n’est pas rien ce que les Wildcats ont accompli lors des deux dernières saisons. Ils sont devenus la première équipe depuis l’Armada en 2018 à participer à deux finales consécutives, mais contrairement à la flotte, une d’entres-elles s’est terminée en célébrations. 


Bien que plusieurs visages importants quitteront Moncton, avec un DG comme Taylor MacDougall qui aime bien se retourner vers des agents libres américains, parions que les Wildcats ne se retrouveront pas au fond du classement de sitôt. 


Une victoire d’équipe

L’expression victoire d’équipe est peut-être clichée, mais c’est exactement ce que représente ce championnat à Chicoutimi. Aucun joueur n’a outrageusement dominé le tournoi d’après-saison chez les Saguenéens. Maxim Massé figure premier chez les pointeurs de son équipe avec 24 points en 20 rencontres. 12 joueurs ont récolté au moins 10 points, Lucas Beckman est listé au sommet des gardiens de la LHJMQ en séries avec une moyenne de but allouée de 1,98, mais si vous lui posez la question, il donnera une bonne part du crédit à sa défensive tout étoile qui a d’ailleurs limité les Wildcats à seulement 24 tirs lors du match numéro six. Tous les joueurs ont mis la main à la pâte pour offrir à Chicoutimi son troisième championnats.


Et comme François Gingras le descripteur de l’équipe le dit si bien, «Le Royaume retrouve sa couronne !»



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