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Un rugissement incessant

  • Photo du rédacteur: Maxime Cyr
    Maxime Cyr
  • 9 mai 2023
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 mai 2023



Alors que la planète hockey est encore sous le choc de l’élimination hâtive des Bruins de Boston en première ronde, les Panthers sont en train, encore une fois, de défier tous les pronostics en menant 3-0 contre les Leafs. Comment l’équipe de la Floride arrive-t-elle à donner tant de mal aux Leafs, pourtant grandement favoris en début de série ?


« We want Florida » …

Ces 3 mots ne cessent de retentir sur les médias sociaux depuis le début de cette série. Alors que les Leafs attendaient de voir qui des Bruins ou des Panthers ils allaient affronter au 2e tour, les amateurs présents à l'extérieur scandaient cet hymne devenu, malheureusement pour lesdits partisans, une source de moquerie. Ces 3 mots reflètent aussi un sentiment de supériorité qui était ressenti au sein de partisans des Leafs. Bien que certains aient aussi chanté « We want Boston », la majorité des amateurs de Toronto voulaient affronter la deuxième équipe repêchée. Il s’agit là certainement d’une source de motivation chez les Panthers qui jouent le rôle de négligés depuis le début des séries. Ce rôle de négligés semble parfaitement bien aller aux « Cats » qui semblent n’avoir aucun complexe d’infériorité contre la puissante attaque des Leafs.


Un travail d’équipe

Difficile de trouver une raison précise au succès des Panthers contre les Leafs, mais lorsque l’on regarde les matchs, on réalise rapidement que le jeu collectif de l’équipe de la Floride y est certainement pour quelque chose. Tous les joueurs des Panthers travaillent d’arrache-pied pour atteindre le même but, la victoire. On peut voir un effort soutenu à chaque présence des 4 trios d’attaquants et des 3 duos de défenseurs. De plus, tous les joueurs réguliers des « Cats », mis à part Marc Staal, ont accumulé au moins 1 point lors des séries. Nick Cousins, normalement utilisé en tant qu’employé de soutien, fait bien sûr la deuxième unité d’attaque. Les deux jeunes Finlandais Eetu Luostarinen et Anton Lundell font un excellent travail afin de contrer la dangereuse attaque des Leafs. En effet, Matthews (2 aides), Marner (1 aide), Nylander (1 aide) et Tavares (0 point) semblent incapables de produire quoique ce soit, et ce, autant à 5 contre 5 qu’en avantage numérique. En défensive, il est important de noter le travail exceptionnel de Gustav Forsling, lui qui semble s’améliorer de match en match depuis le début des séries. Il est un facteur important expliquant le succès des Panthers.



Le roi Bob

Lors des deux premiers matchs de la série, Sergei Bobrovsky a été tout simplement fumant. Les deux premiers matchs auraient facilement pu aller du côté des Leafs, mais le gardien de but s’est dressé devant une quantité astronomique de chances de marquer chez les Leafs. Alors que plusieurs doutaient de sa constance en série, allant même jusqu’à demander la présence d’Alex Lyon lors du premier match de la série contre Toronto, Bobrovsky a su faire taire ses détracteurs en enregistrant nombre d’arrêts importants. Difficile de gagner lorsque tu es frustré à répétition par le gardien adverse et c’est exactement ce qui est en train de se produire dans le camp des Leafs. Bobrosky est supérieur à Samsonov depuis le début de la série est il s’agit là d’un facteur qui pourrait être déterminant pour la suite des choses pour les Panthers. En bref, si « Bob » est en mesure de maintenir la cadence, il sera extrêmement difficile pour les Leafs de revenir dans cette série, eux qui doivent désormais faire un sans-faute afin d’accéder à la finale de l’Est.


La clé pour les Panthers

Les Panthers doivent tout simplement mettre fin à la série le plus rapidement possible. Donner un match aux Leafs en Floride, c’est redonner espoir aux partisans de Toronto, qui répondront présents au match numéro 5 (s’il a lieu). Rien ne sert de donner confiance aux Leafs qui ne semblent pas abattus par l’allure de la série jusqu’à présent. Si les Maple Leafs l’emportent mardi, en Floride, il ne serait pas surprenant de les voir sortir très fort au match numéro 5 devant leurs partisans. Pour les Panthers, c’est simple, il faut gagner en 4 et mettre rapidement le match hors de la portée des Leafs. Un échec avant soutenu, comme ils le font depuis le début de la série, frustre les défenseurs des Leafs qui pourraient prendre de mauvaises pénalités. Les « Cats » devront cependant rester disciplinés, car si les gros canons des Leafs se mettent à marquer, la série pourrait être beaucoup plus longue que prévu.


La clé pour les Leafs

Pour les Leafs, le mot d’ordre est simple ; il faut briser la confiance de Bobrovsky. Le cerbère semble intraitable depuis le début de la série et il faut que les Leafs trouvent un moyen de l’ébranler devant sa cage. Si Bobrovsky garde ce niveau de confiance, les Maple Leafs se feront balayer, ce qui n’est pas un scénario traitable, autant pour l’équipe que pour Kyle Dubas et Sheldon Keefe. Mettre de la circulation devant le filet est une priorité pour l’équipe torontoise, qui doit marquer rapidement dans le match numéro 4, ce mardi. La discipline est également un mot d’ordre chez les Leafs, eux qui doivent à tout prix limiter les chances de marquer pour les Panthers, qui sont extrêmement opportunistes depuis le début de la série. De plus, avec la potentielle blessure d'Ilya Samsonov, les Leafs devront possiblement faire confiance à Joseph Woll, qui n’a que 11 matchs d’expérience en carrière dans la LNH. La confiance des Panthers est à son sommet et les Leafs doivent trouver un moyen de les faire douter, ce qu’ils n’ont pas encore été en mesure de faire depuis le début de la série de deuxième tour entre les deux équipes.


Fort à parier que les partisans des Leafs seront nerveux, mercredi soir, lors du match numéro 4 de la série demi-finale d’Association. Les partisans des Panthers, quant à eux, seront certainement présents et bruyants au BB&T Center, eux qui espèreront voir leurs favoris balayer cette série dans laquelle ils étaient fortement négligés.


Maxime Cyr

- À la coupe -


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